Barbade : île du soleil, des plages… et berceau du rhum moderne
- Lolus

- 1 janv.
- 4 min de lecture
Quand on évoque la Barbade, c’est souvent l’image d’une île de rêve qui surgit : palmiers doucement agités par la brise, sable blanc fin, eaux turquoises scintillantes, rythmes caribéens, et pour certains, la voix de Rihanna, native de l’île. Mais derrière ce décor paradisiaque, la Barbade cache un héritage bien plus profond, celui d’une des plus anciennes traditions de rhum au monde.

Un peu d’histoire : de la colonie britannique à l’indépendance
Colonie britannique pendant plus de trois siècles, la Barbade accède à l’indépendance le 30 novembre 1966, alors sous le règne de Elizabeth II. Malgré son passé colonial, l’île a su forger une identité propre, tout en bâtissant des traditions, parmi lesquelles celle du rhum.
Contrairement à beaucoup d’autres îles des Caraïbes, la Barbade n’est pas volcanique : le relief y est doux, le sol calcaire, et les collines ne dépassent pas 340m d’altitude environ. Pourtant, l’île a trouvé dans ces conditions un terrain idéal pour la canne à sucre, plante arrivée vers 1637, et pour que naisse ce qui allait devenir… le rhum.

Le rhum barbadien : quand simplicité rime avec excellence
C’est sur la Barbade que l’on trouve la plus ancienne distillerie de rhum toujours en activité : la Mount Gay Distillery, fondée officiellement en 1703 (bien que la tradition remonte un peu plus loin) ce qui en fait, selon les historiens, la plus vieille distillerie commerciale de rhum au monde.
Le style “barbadien”, c’est avant tout l’esprit de la pureté. Les rhums sont travaillés avec minutie : certains à la colonne, d’autres en alambic “pot still”, parfois un savant mélange des deux, pour offrir des profils secs, élégants, boisés, pensés pour durer. Pas de fioritures inutiles : souvent pas d’additifs, pas d’arômes artificiels, simplement le goût brut de la mélasse ou du sucre, du bois, et du temps (gosiers sensibles s'abstenir !).

De la canne au verre : quatre distilleries, un héritage
Aujourd’hui, l’île compte encore seulement quelques distilleries en activité, mais chacune est un véritable monument :
Mount Gay, l’ancêtre, l’institution : l’une des distilleries les plus anciennes et les plus respectées du monde. Sur ce domaine, on distille, vieillit et embouteille.
Foursquare Rum Distillery : héritière de la tradition d’assemblage, qui mêle mélasses locales ou importées et parfois du jus de canne, pour recréer et perpétuer l’esprit “Bajan”.
West Indies Rum Distillery (WIRD) : connue pour avoir été parmi les premières à introduire la colonne continue sur l’île, changeant la donne technique et offrant d’autres facettes du rhum barbadien.
St. Nicholas Abbey : plus récente, mais représentative du renouveau. La distillerie a recréé à l’échelle locale une filière complète, de la culture de la canne à l’embouteillage, recréant un lien direct entre terroir et spiritueux.
L’objectif de ces maisons est de préserver un savoir-faire ancestral tout en répondant aux exigences modernes : qualité, pureté, traçabilité, goût.

Une île, une culture, un art de vivre
Mais la Barbade, ce n’est pas que les colonnes d’alambics et les fûts d’élevage. C’est aussi un style de vie, un art de vivre autour du rhum.
Les “rum shops” par exemple sont de petits comptoirs traditionnels, des « cabanes » un peu roots dispersées partout sur l’île. Certains disent qu’il y en aurait plus de 1 500. Historiquement, ces tavernes improvisées étaient situées près des églises : les hommes venaient y boire pendant que leur femme assistait à la messe. Aujourd’hui, le concept perdure : on y sirote un verre de rhum, un soda ou de la ginger beer, on discute, on joue aux dominos… C’est le symbole de la convivialité et du partage, à la Bajan. On se croirait dans Far Cry !
Autre illustration de ce style de vie si caractéristique : la culture autour de la fête et du partage. L’île célèbre la récolte de la canne à sucre chaque année avec le Crop Over Festival (musiques, défilés, couleurs, joie, danse). Une cocotte-minute de vie, de traditions, de chaleur humaine.

Pourquoi la Barbade reste essentielle dans l’histoire du rhum
La Barbade tire son identité de l'histoire et (oserais-je le dire) de la naissance du rhum. C'est un héritage unique : produire du rhum sans discontinuer depuis plus de trois siècles, en gardant l’authenticité. Belle perf'.
L'île est également reconnue pour la qualité de son terroir. Les eaux utilisées sont filtrées naturellement par les récifs coralliens, la canne s'est parfaitement adaptée au climat, le savoir-faire traditionnel est bien présent et les techniques tendent de plus en plus à se moderniser, sans se travestir dans leur identité.
Et par dessus tout, le rhum est culturel et partagé par tous sur l'île. Ce n'est pas un luxe hermétique, il s’inscrit dans le quotidien, la musique, les fêtes, les rum shops et donc colore l’identité de l’île.

Épilogue : la magie de l’île au rhum
La Barbade, avec ses plages, ses eaux turquoises et sa douceur de vivre, c’est l’idée même de vacances paradisiaques. Mais c’est aussi le berceau d’une tradition séculaire, celle du rhum. Un rhum forgé dans le sucre, adouci par le bois, vieilli par le temps, mais surtout affiné par la patience, l’exigence et la passion.
Quand tu verses un verre de rhum barbadien… tu bois un morceau d’histoire. Un éclat d’île. Un peu de soleil, d’humidité et de vent marin.
Petit conseil / plaisir coupable pour finir : lorsque tu dégustes un rhum, n'hésite pas à l'accompagner avec un autre produit provenant du même terroir... un bon cigare par exemple ! Sur ce... santé (et toujours avec modération) !
Si vous voulez offrir ou vous faire plaisir, voici quelques adresses :
Le Comptoir Irlandais : https://www.comptoir-irlandais.com/fr/
Excellence Rhum : https://www.excellencerhum.com/fr/
La Compagnie du Rhum : https://www.lacompagniedurhum.com/
Rhum Attitude : https://www.rhumattitude.com/
La Maison du Whisky : https://www.whisky.fr/
Les Galeries Lafayette Gourmet : https://gourmet.galerieslafayette.com/
La Maison du Rhum : https://lamaisondurhum-paris.com/





Commentaires